.

Les vins de Bordeaux

E-mail
Prix:
25,00 €
24h.gif
Description du produit

Dans le chapitre 1 « Terroirs et qualité des vins, un lien à l’origine », premier de nos itinéraires de la qualité, Jean-Pascal Goutouly (écophysiologiste) et Jean-Claude Hinnewinkel (géo historien) s’interroge sur le rôle respectif et complémentaire du potentiel naturel et du capital social dans l’efficience du terroir viticole. Si le premier est un incontestable atout du succès des vins qu’il porte, le second dopé par l’esprit d’entreprise conjugué avec un certain leadership technologique est au cœur de ses avantages concurrentiels par rapport à ses concurrents directs que sont les autres terroirs.

Le chapitre 2, « Encépagements du vignoble de Bordeaux de l’antiquité à nos jours », second de nos itinéraires rédigé par Louis Bordenave (ampélographe) retrace l’évolution de l’encépagement du vignoble de Bordeaux en le replaçant dans celle du vignoble en général, montrant comment la simplification longtemps empirique et largement influencée au final par la crise phylloxérique a, progressivement, déterminé les critères d’un encépagement de qualité de vins de Bordeaux.

Avec le chapitre 3, « Des pratiques empiriques aux pratiques scientifiques », troisième itinéraire, Jean Michel Chevet (historien) et Jean-Claude Hinnewinkel (géo historien) retracent l’évolution des pratiques vitivinicoles marquée par le passage de l’empirisme exclusif jusqu’au XVIIIe siècle aux interactions de plus en plus fréquentes entre pratiques et recherches scientifiques à partir de la Révolution française. La qualité des vins de Bordeaux dépendante jusqu’à cette période des tâtonnements des vignerons est de nos jours étroitement liée aux résultats des recherches agronomiques et œnologiques qui sont devenues des disciplines clés de la qualité des vins de Bordeaux. Le chapitre 4 est consacré à « Qualité des vins et diffusion des savoirs ». Jean-Claude Hinnewinkel (géo historien) y montre le passage d’une culture de tradition à une culture scientifique. Avant le milieu du XIXe siècle, la transmission orale est le principal vecteur de la tradition vitivinicole. À partir de ce siècle, l’essor de l’école et de l’écrit, puis la montée des organisations professionnelles, prennent peu à peu le relais de la tradition et assure une diffusion toujours plus efficace des innovations issues de la recherche scientifique, agronomique dans un premier temps, puis œnologique au XXe siècle. Enfin le chapitre 5 « Prix et qualité des vins de Bordeaux du XVIIe siècle à nos jours : quelle relation ? », dû à Jean-Michel Chevet (historien), traite de la « formation » des prix des vins de Bordeaux sur le long terme, plus particulièrement des vins du Haut-Médoc. Dès le milieu du XVIIe siècle, on assiste à une amplification de la hiérarchie des prix des vins. Après un détour sur la période contemporaine où la question de la relation des prix avec la qualité et le goût est posée, l’auteur tente d’expliciter cette hiérarchisation ainsi que le classement de 1855.

Dans une seconde partie sont regroupés des témoignages pluridisciplinaires sur les mutations de la qualité des vins et leurs causes au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Les premiers sont des extraits de travaux plus ou moins anciens, mais qui marquent bien les étapes des mutations du dernier demi-siècle. Le témoignage 1 est celui de Louis Levadoux, Directeur de la Station viticole, qui dresse la situation de la viticulture bordelaise en 1950. Suivent ceux de Rémy Cassignard, responsable du centre régional d’œnologie à l’ITV, La vinification en blanc en Bordelais (témoignage 2) et Pierre Sudraud, Service des répressions des fraudes de Bordeaux, La vinification en rouge des vins de Bordeaux (témoignage 3) en 1962. Vient ensuite un article de synthèse sur L’œnologie rédigé par Émile Peynaud, Directeur de recherches à la Station œnologique de Bordeaux, en 1972 (témoignage 4). Lui succède, le témoignage 5 datant de 1975, Jean Ribéreau-Gayon, Directeur de l’Institut d’œnologie de Bordeaux qui traite de l’élaboration des vins de qualité suivi par Roger Pouget, Directeur de la Station de Recherches de Viticulture - Inra, Centre de Recherches de Bordeaux qui présente des Éléments de réflexion pour le choix des porte-greffes de la vigne (témoignage 6 -1976). Le témoignage 7, L’œnologie au service de la qualité du vin (1978) est emprunté à Pascal Ribéreau-Gayon, alors Directeur de l’Institut d’œnologie de Bordeaux. Le témoignage 8 est issu des Archorales et reprend des extraits des mémoires de Jacques Delas, Directeur de recherches à l’Inra et directeur de la station d’Agronomie du Centre de Recherches de Bordeaux, L’influence des techniques culturales de la vigne sur la qualité du raisin (1998).

Le témoignage 9 est la transcription d’un entretien réalisé par le Cervin avec Jean-Claude Berrouet. « L’œnologie au service du terroir » est l’occasion d’un regard sur l’évolution de la qualité des vins de Bordeaux à travers les pratiques viticoles et œnologiques des cinquante dernières années. En répondant aux questions du Cervin, il décrit avec précision l’œnologie et l’état des savoir-faire viticoles au début des années soixante, les grandes étapes de l’évolution de la vinification pendant sa carrière. Il nous confie quels ont été ses maîtres à penser de l’œnologie bordelaise et nous donne son point de vue sur la recherche contemporaine à Bordeaux. Il aborde aussi la question de l’encadrement de la profession, celle du modèle bordelais. L’analyse des déterminants de la qualité est l’objet d’un développement conséquent avant de terminer nos entretiens sur une réflexion concernant les vins de Bordeaux par rapport à ceux de Californie ou d’Espagne.

Le témoignage 10 est aussi la transcription d’un entretien réalisé par le Cervin, avec Denis Dubourdieu. Dans « Grands et petits Bordeaux », il nous avait confié son analyse de l’évolution de la qualité des grands Bordeaux des années soixante à nos jours avec la mutation des grands vins rouges de Bordeaux, suivie de l’évolution des vins blancs. Dans un second temps, il avait abordé la question des « petits Bordeaux » et tout particulièrement de l’absence de continuité entre « grands » et « petits » Bordeaux.

Les entretiens se terminent par l’évocation de « L’école bordelaise » et ses caractéristiques.

frais-de-port

transport

paiement

retrait-magasin